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Le concept de construction à Haute Qualité Environnementale est né de lapplication aux bâtiments des principes de Développement Durable.
Le développement durable doit permettre aux générations actuelles de satisfaire leurs besoins de développement tout en laissant aux générations futures la possibilité de satisfaire les leurs (CF : 1992 SOMMET DE RIO). En cela, il soppose à une croissance qui serait dévoreuse de ressources.
Le développement durable simpose à tous les secteurs de la société ; cette évidence fait aujourdhui la quasi-unanimité des chercheurs mais également progresse dans les milieux économiques : des professions, aussi pragmatiques que les assureurs, sen inspirent et crédibilisent ses prévisions. Il est vrai que depuis peu, les problèmes locaux (amiante, légionellose, peinture au plomb,
) et régionaux (vache folle) se conjuguent à des problèmes plus globaux (réchauffement climatique).
La construction à Haute Qualité Environnementale (HQE) est lapplication de ces principes au bâtiment.
Dans les termes de HQE, on trouve de plus la notion de « qualité » associée au respect de lenvironnement avec lobtention dune qualité élevée de la construction en terme de confort de lutilisateur ; donnée qui, jusquà présent, nétait pas toujours prise en compte dans les projets architecturaux.
La construction à Haute Qualité Environnementale sappuie sur une double démarche :
Lune vise à la maîtrise des impacts de la construction sur lenvironnement extérieur :
Il sagit de veiller à leffet de la construction dans son environnement et son empreinte écologique en termes dénergie, deau, de déchets produits et de maintenance.
Lautre vise à la création dun environnement intérieur satisfaisant pour lhomme qualifié de Maître dUsage du bâtiment :
Le confort hygrométrique, acoustique, visuel et olfactif sera spécifiquement pris en compte ainsi que les conditions sanitaires qui lui sont offertes (qualité de lair et de leau consommée).
Actuellement la Haute Qualité Environnementale se définit à travers lapplication des concepts de développement durable au cycle complet dun bâtiment.
Ce concept de développement durable repose sur 3 principes :
-1- la prise en considération de lensemble du cycle de vie des matériaux,
-2- lutilisation raisonnée des ressources non renouvelables et le recours aux énergies renouvelables autant que possible,
-3- la réduction des quantités de matières et dénergie utilisées lors de lextraction des ressources naturelles, de lexploitation des produits, de la destruction ou de recyclage des déchets, la minimisation de la production de déchets ultimes
Se dégagent par conséquent des nouvelles problématiques à prendre en compte sur toute la durée de vie du bâtiment.
Elles peuvent être définies ainsi :
-extraction des matières premières, fabrication des matériaux de construction,
-mise en uvre des matériaux, chantier,
-utilisation, exploitation et entretien du bâtiment sur une durée de vie (notion de coût global),
-changement de destination éventuel et capacité à adapter le bâtiment à de nouvelles fonctions,
-démolition et déconstruction sélective du bâtiment, restitution du sol,
-gestion des déchets dans la phase construction, dans la phase activité et dans la phase démolition
Les grands principes du développement durable appliqués au « Maître dUsage » de la construction peuvent être définis comme suit :
-la préservation des écosystèmes et du cadre de vie et de travail,
-la préservation de la santé,
-la qualité des espaces,
-la fonction sociale du bâtiment,
-une réduction des nuisances visuelles, acoustiques.
Les exigences de qualité pour le confort de lutilisateur peuvent cependant être antagonistes avec des objectifs ambitieux en matière de choix des matériaux ou déconomie dénergie.
La démarche HQE est par conséquent fondée sur une optimisation de toutes les contraintes afin dobtenir, non pas une moyenne molle, mais bien un optimum de qualité.
Cet optimum sera bien sûr propre à chaque projet. La qualité environnementale nest pas un « nouveau concept virtuel », son contenu doit avoir un sens et doit être exemplaire.
La réalité du « Maître dUsage » doit saccompagner aujourdhui celle de Maître dOuvrage et de Maître duvre.
Conclusion :
LArchitecture écologique nest ni une fin en soi, ni un style, encore moins une mode. La démarche qui y mène ne se limite ni à un processus dIngénierie ni à une affaire dexperts. Elle ne se situe pas dans la juxtaposition de réponses pertinentes à des cibles analytiques, mais dans une synthèse créatrice qui englobe des préoccupations humaines, sociales et culturelles. Elle sappuie sur des regards croisés dans le temps : la relecture du passé et lutilisation des moyens technologiques daujourdhui, pour préparer un avenir plus respectueux de lhomme et de la nature.
(extrait de D.gauzin-Müller Archi intérieure CREE n° 303)
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